Mercredi 7 novembre 2007
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 En 2004, la France produisait une moyenne de 353 kg de déchets par habitant (le chiffre a doublé en 40 ans), pour un coût de gestion de près de 11 milliards d'€.
Sur cette masse, 12% sont recyclés, 40% mis en décharge, 42% sont incinérés et 6% servent à fabriquer du compost.

Nous sommes parmi les mauvais élèves de l'Europe pour la quantité de déchets recyclés.

Une des solutions envisagée est de faire payer, au poids, part chaque ménage, les déchets non-triés( qui sont alors incinérés ou mis en décharge).

Mais outre la difficulté de ce dispositif qui suppose des poubelles individuelles  pour les déchets non-triés qui soient identifiées et pesées à chaque ramassage,  on constate qu'en fonction du prix à payer, on augmente les comportements inciviques: "Ce système pousse un certain nombre d'usagers à se débarrasser de leurs déchets par des voies détournées, pour éviter de payer : dépôts sauvages, feux d'ordures gros émetteurs de dioxines, dépôts des déchets dans une commune voisine ou chez l'employeur...".(Le Monde). "Autre inconvénient de la redevance incitative : à la différence de la taxe, elle n'a pas de caractère social, puisque la quantité de déchets n'est pas forcément proportionnelle aux revenus".

L'article conclut: "Tout le problème est de fixer la proportion de part variable dans la redevance, estime Jean-Luc Patris, directeur général du Syndicat mixte pour le traitement et la collecte des ordures ménagères d'Alsace centrale. Si elle est trop importante, 20 % des ménages ne présenteront plus leur bac à la collecte. A l'inverse, si la part fixe est élevée, on s'éloigne de l'idée d'incitation. En France, on tâtonne encore."
Par Juliette - Publié dans : France
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