Vendredi 28 septembre 2007
Il m'est insupportable que Nice, une des villes européennes qui bénéficie du plus de jours d'ensoleillement en soit pas en pointe dans ce domaine.
Chauffe -eau, chauffage, avec des installations adéquates et des isolations ad-hoc, il devrait être possible de faire baisser des dépenses de plus de 50%.
L'ex-OPAM s'y met timidement, avec près de 20 ans de retard et des factures de chauffage qui ont créé de multiples incidents avec les locataires. Tout le parc de logement social devrait disposer de
ces installations. La ville devrait ensuite faire de même pour tous ses bâtiments et ceux (écoles, ...) dont elle a la charge.
Une règlementation incitative devrait retenir les permis de construire de tous les projets n'intégrant pas significativement le recours à l'énergie solaire. Des subventions devraient être proposées
aux propriétaires d'ancien pour y recourir. Le piètre bilan-carbone de la ville s'en trouverait vraisemblablement fortement amélioré.
Et de telles mesures devraient s'accompagner d'un partenariat avec l'université pour ouvrir des unités d'enseignement et de recherche centrés sur le solaire. Des accords devraient être passés avec
le rectorat pour ouvrir en lycées techniques des filières préparant à ces métiers.
Un tel appel d'air amènerait vraisemblablement des entreprises locales à se créer et à se spécialiser sur ces créneaux... Et la boucle serait bouclée, un nouveau secteur de développement économique
s'ouvrant alors pour la ville par la conjonction d'un marché, de filières d'études et de recherche et d'un tissu de PME dynamiques.
Est ce que cela ne restera qu'un rêve ?
Par Juliette
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Mercredi 26 septembre 2007
Nice a maintenant son Agenda 21. La critique qu'en font les spécialistes est acerbe et à mon avis justifiée.
- D'abord par la qualité de l'air niçois, son contrôle et surtout sa qualité.
- Ensuite par le degré d'implication de la population et des associations concernées dans son élaboration.
- Du fait du bilan carbone à Nice (3 tonnes par habitant à Nice alors que la norme est de 0,5 t/h).
- Par un souci essentiellement paysager, ne prenant pas en compte la totalité des objectifs d'un développement durable: " répondre aux besoins du
présent sans compromettre la capacité des générations futures à assurer les leurs, concilier le développement économique et l’environnement, les équilibres sociaux et la citoyenneté".
Les trois derniers points étant particulièrement oubliés.
- Enfin, pour faire court, du fait, hors la ligne 1 du tramway, l'absence d'une politique volontariste de diminution de la circulation automobile dans la ville. Sur ce point, il nous faut
aussi pointer la responsabilité du Conseil général et la politique "tout automobile" de son Président, Christian Estrosi. Ce qui augure mal de l'évolution de la ville s'il était élu à la
mairie comme il semble qu'il l'envisage.
Si l'on rajoute à ces positions du Président du Conseil Général sa volonté de ne faire du port de Nice qu'un Port de plaisance, on voit le retour du Nice -Las Vegas dont rêvait J. Médecin, ville
tout-automobile et tout tourisme, sacrifiant la qualité de vie des habitants aux profits des grands groupes hôteliers, aux plagistes privés et aux promoteurs immobiliers.
Les élections municipales qui s'approchent devraient être l'occasion être l'occasion de mettre le développement durable au centre des préoccupations.
Par Juliette
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Eh oueh, comme dirait Steevy aux Guignols. Encore un lundi..!
J'ai eu le plaisir, après presqu'un an de prêche dans un presque désert (malgré une moyenne de 40 visiteurs quotidiens) de voir que Nice Durable était remarqué par
Nissa 2008 (qui, je dois le dire, m'avait mise en lien depuis longtemps). Ce blog souligne, comme moi, la nécessité de disposer d'un dispositif de
mesure de la qualité de l'air de Nice plus complet et moins sujet à caution. J'espère qu'après cela, les candidats aux Municipales de 2008 auront entendu le message et que les commentateurs
(trop rares)se rueront sur mon blog.
Autre bonne nouvelle, beaucoup plus mitigée
Le Monde relève que, si les mesures contre le trou de la couche d'ozone
portent leurs fruits, la supression des HCFC par des HFC (hydrofluorocarbures) risque d'aggraver le réchauffement climatique:
"dénués de chlore, ces produits n'affectent pas la couche
d'ozone, mais ils ont un puissant pouvoir d'effet de serre, donc contribuent fortement au réchauffement planétaire. Les HFC 152 ont ainsi un coefficient de réchauffement 140 fois supérieur à celui
du gaz carbonique (CO2), et tandis que celui des HFC 23 est... 11 700 fois supérieur".
La conférence de Montréal insiste, dans son communiqué final sur la nécessite de mieux articuler les deux priorités. Ces recommandations seront-elles entendues ?
Par Juliette
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